Le bonheur me glisse lentement entre les doigts de mon poing fermé tels les grains de sable blanc d'une plage tropicale. Je suis seul sur cette grande île mais pourtant des traces de pas guident les miens...
J'ai l'impression étrange de me réveiller à contrecœur d'un doux rêve dans lequel je me sentais tellement bien.
Pourtant, une plume des ailes de l'ange de mon rêve repose là sur l'oreiller à côté de moi.
Je l'ai prise et mise dans une petite boîte pour ne pas tout perdre...
Je sais qu'un jour tous les rêves deviennent réalité.
C'est le pouvoir de croire aux lutins verts et aux fées qui rend l'impossible accessible.
Les paupières mi-closes, je m'approche du miroir telle une ombre glissant sur le mur avec la course du soleil levant. Le miroir me reflète une image d'un être ébouriffé, encore en demi-sommeil, entre rêve et réalité.
Je me penche au dessus de la vasque et y prends de l'eau pour m'en asperger le visage.
L'eau glacée ruisselle le long de mes joues comme les larmes amères d'une nostalgie lancinante.
Mon corps se refroidit lentement de la chaleur de mes tendresses oniriques.
Mais où donc est l'ange... ?
Je crois l'apercevoir au travers de tant de choses, de percevoir sa douce voix au travers du flot de paroles des gens qui m'entourent et voudraient tant m'aimer. Pourtant, seul sa voix trouble mon cœur.
Oui, je l'aime cette douce voix et adore me refléter dans son regard adorable... Mais il n'est pas ici bas.
Il m'observe de là-haut avec tendresse de notre petit nuage rose sur lequel je couche mes pensées nocturnes. Mon corps porte les stigmates de notre amour : mes yeux ne voient plus les êtres qui me voudraient du bien, mon corps ne cherche plus les caresses d'une main aimante, mes oreilles ne perçoivent plus la tendresse dans la voix des hommes.
Je suis le prisonnier enchaîné d'un ange déchaîné...
Mais l'amour entre un ange et un être humain est-il viable ?
Où vivre mon amour si ce n'est en songes... ?
Je ne veux pas devenir ce vieux garçon qui chaque matin guette en vain l'arrivée de l'être aimé sans être sûr qu'il reviendra, qu'il pense lui aussi tout le temps à moi, qu'il m'aime.
L'ange se coupera-t-il les ailes pour me rejoindre et vivre un amour mortel... ? Je ne sais trop.
Un oiseau se couperait-il les ailes par amour alors que sa nature est de traverser l'azur d'un ciel trop bleu ?
Alors, je me couche dans l'herbe et plonge mon regard dans le vide céleste.
Mes regard cherche un signe, une lueur d'espoir... mon cœur, lui, sait.
Source : le net ..
Posté par : bi_loveur ...